Possible visite du roi Philippe à Kinshasa : Kamitatu craint une légitimation du régime Tshisekedi

Congo Nouveau
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L’opposant congolais en exil Olivier Kamitatu met en garde contre une éventuelle nouvelle visite du roi Philippe en République démocratique du Congo, qu’il juge susceptible d’être « instrumentalisée » par le pouvoir en place. Il appelle la Belgique à ne pas laisser ce déplacement se faire « dans le silence » et à poser des conditions claires en matière de droits humains.

M. Kamitatu, figure de l’opposition et directeur de cabinet de Moïse Katumbi, estime que dans le contexte politique actuel, une visite royale ne saurait être un « geste banal ». Il pointe notamment l’agression récente d’un réfugié politique en Belgique, les craintes des opposants en exil, ainsi que les inquiétudes persistantes concernant les libertés publiques et le sort des prisonniers politiques en RDC.

Une « charge symbolique » redoutée

Selon l’opposant, un tel déplacement porterait une « charge symbolique considérable » et pourrait être perçu comme une forme de légitimation internationale du régime de Félix Tshisekedi. Cette mise en garde intervient alors qu’un dialogue national est en discussion, initiative encouragée par la Belgique, notamment lors d’un échange entre le roi Philippe et le président Tshisekedi en marge du Forum de Davos, en janvier 2026.

Kamitatu conditionne toute avancée politique à des actes concrets du pouvoir, comme la levée des condamnations à mort, la libération des prisonniers politiques et la fin des « harcèlements judiciaires ». Il appelle Bruxelles à faire précéder la visite d’une prise de position publique sur ces sujets, en exigeant des garanties pour les opposants, notamment ceux placés sous protection belge.

Un contexte bilatéral chargé

Les relations entre la Belgique et la RDC restent marquées par l’héritage colonial. Lors de sa précédente visite, en 2022, le roi Philippe avait évoqué les « souffrances et humiliations » infligées, sans présenter d’excuses officielles. Une nouvelle visite serait donc scrutée tant pour son volet mémoriel que pour son éventuel impact politique, dans un pays où la crise sécuritaire à l’Est et les tensions politiques demeurent vives.

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