Les députés nationaux ont voté à l’unanimité, le lundi 26 octobre 2026, des recommandations demandant à la Première ministre de mettre fin aux fonctions de la ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, de la Recherche scientifique et de l’Innovation (ESURSI). Une décision qui intervient au terme de trois mois d’enquête sur la gestion financière du ministère.
Le verdict est tombé à l’issue d’une plénière à l’Assemblée nationale. Les élus ont adopté, sans une seule voix contre, une série de résolutions réclamant le départ de la ministre de l’ESURSI. Au cœur des grievances : les conclusions de la commission parlementaire chargée du dossier, qui a passé au crible la gestion financière du ministère pendant trois mois. Selon ces conclusions, des faits présumés de détournement ont été relevés, portant sur les quotités des frais payés par les étudiants.
À l’issue des débats, les députés ont demandé à la cheffe du gouvernement de « tirer les conséquences » de ces conclusions. Le bureau de l’Assemblée nationale devrait officiellement transmettre les résolutions adoptées à la Première ministre dès ce mardi 27 octobre. La balle est désormais dans son camp : elle est appelée à donner suite à cette recommandation parlementaire, une décision qui pourrait sceller le sort de la ministre.
Au-delà du cas individuel, cette affaire relance le débat sur la transparence dans la gestion des recettes académiques et sur la responsabilité des autorités chargées de l’administration du secteur de l’enseignement supérieur en République démocratique du Congo. Une question sensible, alors que les frais payés par les étudiants constituent une part importante des ressources du secteur et que leur gestion suscite régulièrement des interrogations.
