Entre foi, fermeté diplomatique et pragmatisme politique, le président Félix Tshisekedi ajuste sa stratégie face au régime de Paul Kagame. Alors que la tension persiste à l’Est, le chef de l’État congolais mise sur une triple approche mêlant spiritualité, diplomatie offensive et alliances régionales. Pendant ce temps, l’opinion nationale et internationale reste suspendue sur la conclusion d’un accord entre l’AFC/M23 – bras allongé de Kagame en RDC et le gouvernement congolais.
Dans le bras de fer qui l’oppose à Paul Kagame, Félix Tshisekedi avance avec une stratégie à plusieurs visages. Le président congolais alterne appels à la paix et fermeté sur le plan sécuritaire, tout en renforçant ses positions sur la scène régionale. Une ligne de conduite qui mêle conviction spirituelle, pression politique et realpolitik assumée.
Alors que les armes tonnent encore dans l’est et que les négociations politiques se poursuivent, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a choisi une voie inattendue : celle de la foi. Le samedi 8 novembre 2025, lors d’un grand rassemblement de prière à Kinshasa, le président congolais s’est tourné vers Dieu comme un autre recours pour la paix. À ses côtés, la pasteure américaine Paula White-Cain, célèbre conseillère spirituelle de Donald Trump, a imposé ses mains sur lui et annoncé prophétiquement qu’« un miracle se produira dans 52 jours ». Ce moment rare, à la croisée du religieux et du politique, symbolise la conviction d’un homme d’État qui croit que, là où les diplomates ont échoué, la foi peut encore triompher.
Pendant ce temps, son adversaire, – que dis-je ? – l’adversaire de la RDC durant les 30 dernières années n’a pour d’yeux que la stratégie militaire : le renforcement de son armée et une alliance avec des démocraties occidentales comme les Etats-Unis et l’Union européenne qui le gavent des millions d’euros et des facilités militaires. Une situation qui lui donne constamment de l’ascendance militaire pour foutre la merdre dans l’est de la RDC.
Mais Tshisekedi ne mise pas que sur la prière. Sur le plan diplomatique, il intensifie la pression : multiplication des démarches auprès de l’Union africaine via la démiation togolaise, plaidoyer constant auprès des Nations unies et recherche de soutiens solides auprès de partenaires stratégiques, notamment les États-Unis, la France et l’Union européenne.
Le président congolais n’hésite plus à nommer clairement Kigali comme agresseur et à réclamer des sanctions contre son voisin de l’Est. Mais ces derniers jours, la reclamation des sanctions a baissé et laissé place à l’espoir d’une rencontre entre les deux hommes dans le bureau ovale de la Maison Blanche pour entériner un accord de paix entre les deux voisins après celui qui sera signé incessamment à Doha entre Kinshasa et la rébellion soutenue par le Rwanda
CN