ONU: la RDC préside un débat sur le règlement pacifique des différends

Mutuma Kuamba
3 Min Read

La République démocratique du Congo a ouvert jeudi 23 juillet au Conseil de sécurité de l’ONU un débat de haut niveau consacré au renforcement des mécanismes de règlement pacifique des différends internationaux.

C’était lors de la 10201ème séance, présidée par la ministre des Affaires étrangères congolaise, Thérèse Kayikwamba Wagner, dans le cadre de la présidence tournante de la RDC pour le mois de juillet 2026. Le débat a été organisé conjointement avec le Pakistan, en suivi de la résolution 2788 (2025) du Conseil.

« La séance est ouverte. Elle porte sur le maintien de la paix et de la sécurité internationales. Renforcer les mécanismes de règlement pacifique des différends », a déclaré la présidente avant de souhaiter la bienvenue au Secrétaire général des Nations unies et aux représentants de haut niveau. Elle a également rappelé la transmission, le 1er juillet 2026, d’une note de cadrage par le Représentant permanent de la RDC auprès de l’ONU pour orienter les échanges.

Prenant la parole, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a salué l’initiative de Kinshasa et d’Islamabad. Il a exhorté tous les Etats membres à “utiliser pleinement et efficacement les mécanismes de règlement pacifique des différends prévus par la Charte des Nations unies”.

Évoquant l’article 33 de la Charte, il a cité la négociation, la médiation, la conciliation, l’arbitrage, le règlement judiciaire et le recours aux organismes régionaux.
« Ces outils n’ont pas été conçus pour des moments de consensus. Ils ont été conçus pour les situations où le consensus semble hors de portée, quand les divisions deviennent trop profondes, quand les solutions se font rares et quand la violence éclate », a-t-il martelé.

Déplorant la multiplication des conflits et l’affaiblissement du respect du droit international, Antonio Guterres a estimé que le recours aux solutions militaires au détriment des règlements négociés faisait payer aux populations civiles “le prix le plus élevé”. Il a appelé les Etats à privilégier la diplomatie pour prévenir l’aggravation des crises.
Assurant la présidence du Conseil de sécurité pour juillet 2026, la RDC entend à travers ce débat promouvoir la diplomatie préventive et le respect de la Charte des Nations unies comme fondements de la paix et de la sécurité internationales.

La rencontre s’inscrit dans la volonté de Kinshasa de replacer le règlement pacifique des différends au centre de l’agenda du Conseil, alors que plusieurs foyers de tension secouent le monde.

Share This Article
Leave a Comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *