« Cette Constitution, je ne l’aime pas », déclare Félix Tshisekedi. Mais depuis quand l’amour personnel du Président de la République est-il un critère d’application de la Constitution ?
On ne choisit pas les dispositions constitutionnelles que l’on aime pour les respecter et celles que l’on n’aime pas pour les violer ! La loi est dure, mais c’est la loi. Élu et réélu sous cette Constitution, Félix Tshisekedi a prêté serment de la respecter et de la défendre. Il ne peut pas en avoir bénéficié pendant deux mandats et vouloir aujourd’hui la remettre en cause parce qu’elle lui interdit d’en briguer un troisième.
L’article 220 de la Constitution protège notamment le caractère renouvelable une seule fois du mandat présidentiel. Cette disposition n’est ni négociable ni révisable au gré des ambitions personnelles.
Le Congo n’a pas besoin d’un homme qui place sa volonté au-dessus de la loi, mais d’institutions qui placent la loi au-dessus de tous les hommes. La déclaration du Président est préoccupante : elle laisse craindre une volonté de personnaliser le pouvoir, où la parole du chef prétendrait se substituer à la Constitution, comme aux heures sombres de la dictature de Mobutu.
Si Félix Tshisekedi veut réellement la paix, qu’il renonce à toute manœuvre visant à contourner les limites constitutionnelles de son pouvoir. La paix véritable ne se construit ni sur la confiscation du pouvoir ni sur la manipulation de la loi fondamentale, mais sur le respect des règles démocratiques.
La Constitution n’est pas la propriété du Président. Le Congo n’est pas son héritage. Et la République ne saurait être prise en otage par l’ambition d’un homme !
NON AU TROISIÈME MANDAT ! OUI AU RESPECT DE LA CONSTITUTION ET À L’ALTERNANCE DÉMOCRATIQUE !
Emery OKUNDJI NDJOVU
Secrétaire général des FONUS
Cofondateur de la C64.
