Révision ou changement de la Constitution : l’Union sacrée risque de diviser le pays 

Congo Nouveau
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L’Union sacrée de la nation (USN) soutient majoritairement une révision de la Constitution de 2006, jugée inadaptée, pour renforcer les pouvoirs présidentiels. Porté par l’UDPS, ce projet divise la classe politique et crée des tensions internes, visant notamment à lever des verrous limitant les mandats présidentiels, malgré les avertissements de l’opposition. Cette attitude fragilise le pays alors que la guerre continue de faire rage dans la partie Est du pays.

Un article de presse avec titre chapeau corps et chute sur le débat sur le changement de la Constitution en RDC, l’Union sacrée de la nation risque de diviser le pays.

En RDC, l’éventualité d’un changement de la Constitution relance une vive controverse. Porté par certains cadres de l’Union sacrée de la Nation, le débat suscite inquiétudes et crispations au sein de la classe politique et de la société civile, qui redoutent une fracture nationale.

Depuis plusieurs semaines, des voix s’élèvent au sein de la majorité présidentielle regroupée autour de l’Union sacrée de la Nation pour évoquer une possible révision de la Constitution. Si les motivations avancées varient — adaptation aux réalités institutionnelles, renforcement de l’efficacité de l’État ou encore clarification de certains articles — l’initiative est loin de faire consensus.

Dans les rangs de l’opposition, la méfiance domine. Plusieurs leaders politiques dénoncent une manœuvre susceptible de fragiliser les acquis démocratiques, notamment en ce qui concerne la limitation des mandats présidentiels. Pour eux, ouvrir ce chantier dans le contexte actuel risque d’alimenter les tensions et de détourner l’attention des priorités urgentes comme la sécurité dans l’Est du pays et les défis socio-économiques.

La société civile, elle aussi, exprime ses réserves. Des organisations citoyennes appellent à un dialogue inclusif et transparent, soulignant que toute réforme constitutionnelle doit reposer sur un large consensus national. « La Constitution est le socle du vivre-ensemble. La modifier sans l’adhésion du peuple pourrait aggraver les divisions », avertit un acteur de la société civile.

Au sein même de la majorité, des divergences apparaissent. Certains membres de l’Union sacrée de la Nation prônent la prudence, estimant que le moment est mal choisi pour engager un tel débat. Ce qui risque de diviser le pays. D’autres, en revanche, soutiennent qu’une réforme bien encadrée pourrait renforcer les institutions et consolider la gouvernance.

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