Avec Joseph Kabila à la tête : FRN égale CNDP-AFC-M23 rénové pour perpétuer la déstabilisation de la RDC

Congo Nouveau
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La création du prétendu “Front pour la Refondation de la Nation” (FRN) par l’ancien Président de la République, Joseph Kabila Kabange, n’est qu’une imposture qui ne peut prospérer et qui s’inscrit dans la continuité du CNDP, de l’AFC-M23 pour perpétuer la déstabilisation de la République Démocratique du Congo.

C’est ce qu’indique un communiqué de presse rendu public jeudi 15 Octobre à Kinshasa, signé par Me John Mbaya Ntita, avocat au Barreau de Kwilu, président national du Mouvement de Réveil de la Jeunesse Congolaise (MRJCO) et président ad intérim de l’Alliance pour la Rupture et le Développement et Alliés (ARDEV-A).

Selon ce document, le MRJCO et l’ARDEV-A ont suivi avec consternation et indignation l’annonce de la création de cette nouvelle structure politico-militaire dénommée “Front pour la Refondation de la Nation – FRN” par l’ancien Président de la République, Président honoraire.

Les deux organisations fustigent avec la plus grande fermeté cette démarche qui constitue, à leurs yeux, une provocation grave contre la République, une insulte à la mémoire des victimes et une tentative de déstabilisation de plus.

Pour Me John Mbaya Ntita, nul ne peut prétendre refonder une Nation qu’il a contribué à détruire pendant 18 ans. M. Joseph Kabila a dirigé la RDC de 2001 à 2019 et ce bilan, souligne le communiqué, ne peut être effacé par un simple changement de sigle.

Le texte rappelle que ces 18 ans ont été marqués par un bilan macabre sur le plan des droits humains, avec des fosses communes, des répressions sanglantes des manifestations pacifiques, des assassinats d’opposants, de défenseurs des droits de l’homme et de journalistes, faits documentés par les Nations-Unies et les organisations internationales.

À cela s’ajoutent, poursuit le communiqué, le pillage systématique des ressources naturelles et la mise en place d’un système de prédation et de corruption institutionnalisée ayant privé le peuple congolais des dividendes de ses richesses, la balkanisation de fait du territoire national avec la prolifération de plus de 120 groupes armés à l’Est, entretenus dans une stratégie de gestion par le chaos, ainsi que l’affaiblissement programmé des Forces Armées et des institutions républicaines.

“Refonder la Nation suppose d’avoir au préalable servi la Nation. On ne peut prétendre être le refondateur d’une maison que l’on a soi-même incendiée”, martèle le document.

Sur le plan juridique, le MRJCO et l’ARDEV-A estiment que de la responsabilité à la haute trahison, l’heure des comptes a sonné. Il est désormais de notoriété publique et documenté, affirment-ils, que M. Joseph Kabila a choisi de collaborer avec les agresseurs de la RDC, ceux-là mêmes contre lesquels il prétendait se battre lorsqu’il était au pouvoir.

En acceptant de s’associer à des responsables de l’AFC-M23, mouvement qualifié d’organisation terroriste et bras armé de l’agression rwandaise, l’ancien Président se rend coupable de faits d’une extrême gravité qui relèvent de la haute trahison, de crimes de guerre et de crimes contre la paix, crimes pour lesquels il a été déjà jugé et condamné à mort par contumace par la Haute Cour Militaire de la République Démocratique du Congo.

Le communiqué rappelle que la Constitution de la République en son article 5 stipule que la souveraineté nationale appartient au peuple et que toute tentative de prise de pouvoir par la force des armes est un crime imprescriptible contre la Nation.

” M. Joseph Kabila, en tant qu’ancien Chef de l’État et ancien Chef suprême des Armées, connaissait parfaitement les enjeux de souveraineté”, souligne Me Mbaya. Et d’ajouter: ” Son alliance assumée avec ceux qui tuent, violent, déplacent les populations à l’Est et pillent les ressources ne peut rester impunie”.

En conséquence, le MRJCO et l’ARDEV-A condamnent et rejettent catégoriquement la création du FRN, qui n’est qu’un recyclage de l’AFC-M23 sous une nouvelle appellation pour tenter de participer au dialogue national et infiltrer à nouveau les institutions.

Ils demandent au Gouvernement de la République de tirer toutes les conséquences de droit de cette forfaiture et de saisir les juridictions compétentes, et lancent un appel solennel au Procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI) et à tous les mécanismes de justice internationale pour que M. Joseph Kabila réponde de ses actes, tant pour son bilan de 18 ans que pour sa collaboration actuelle avec les forces d’agression contre le pays qu’il a dirigé.

Enfin, les deux organisations appellent le peuple congolais, les forces vives, les partis politiques, les confessions religieuses et la jeunesse à se ranger dans le Camp de la Patrie et à faire échec à cette entreprise de soudanisation et de balkanisation de la RDC.

“La refondation de la Nation ne se fera pas avec ceux qui l’ont trahie. Elle se fera par le peuple congolais, dans la justice, la vérité et la défense intransigeante de notre intégrité territoriale”, conclut le communiqué.

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