La société DIVO, en charge du projet de réalisation d’un dossier documentaire sur la guerre de six jours de Kisangani, dans la province de la Tshopo au nord de la République démocratique du Congo, a été lavée de tout soupçon par le ministère public dans le cadre du procès opposant le Fonds de Réparation des Victimes des Activités illicites de l’Ouganda, (FRIVAO) à ses partenaires.
Selon les faits établis, DIVO avait initialement réclamé 640.000 USD pour la production du documentaire retraçant les affrontements dits de “la guerre de six jours” qui ont opposé les armées rwandaise et ougandaise à Kisangani en 2000.
Or, lors du décaissement, FRIVAO a versé par erreur la somme de 1.024.000 USD, soit un surplus de 384.000 USD.
Ayant constaté l’anomalie, la société DIVO a immédiatement alerté FRIVAO et procédé au remboursement intégral du trop-perçu, sans délai.
Au cours du procès, le ministère public a reconnu la bonne foi de l’entreprise. « Par contre, aucune infraction ne peut être retenue contre Divo, qui a lui-même signalé cette anomalie du double paiement dès qu’il l’a constatée et a tout de suite remboursé sans attendre. Preuve d’honnêteté et de professionnalisme », a souligné une source proche du parquet.
Cette déclaration met fin aux spéculations sur une éventuelle implication de DIVO dans des détournements présumés au sein de FRIVAO. Le ministère public a salué ainsi l’honnêteté et le professionnalisme dont a fait preuve la société.
Le projet documentaire sur la guerre de Kisangani s’inscrit dans le volet “mémoire et vérité” du mandat de FRIVAO. Il vise à documenter, à travers des témoignages et des archives, les exactions commises lors des affrontements qui ont causé d’importants dégâts humains et matériels dans la capitale provinciale de la Tshopo.
Avec ce quitus du ministère public, DIVO peut désormais poursuivre normalement l’exécution de sa mission, dans le respect des termes du contrat initial de 640.000 USD.
Ce dossier relance par ailleurs le débat sur la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle financier au sein des institutions de réparation, afin d’éviter la récurrence de telles erreurs de décaissement.
