Migrants afghans en RDC : Fayulu accuse Tshisekedi de saboter le pays 

Congo Nouveau
3 Min Read

Le projet d’accueil en RDC de plus de 1 100 Afghans bloqués au Qatar embrase la scène politique. L’opposant Martin Fayulu accuse ouvertement Félix Tshisekedi de « saboter le pays » si Kinshasa accepte le transfert de ces citoyens afghans. Les migrants concernés rejettent eux-mêmes l’option congolaise et aucune décision officielle n’est encore confirmée.

Mais après la révélation de New-York Times, la polémique enfle déjà à Kinshasa. Selon ces sources, les États-Unis envisagent de relocaliser en RDC plus de 1 100 Afghans, dont environ 400 enfants, qui ont collaboré avec l’armée américaine durant la guerre d’Afghanistan. Regroupés au camp d’As-Sayliyah à Doha depuis la chute de Kaboul, ces anciens interprètes, membres des forces spéciales ou agents de sécurité attendent une réinstallation compromise depuis le retour de Donald Trump au pouvoir.

Face à ces informations, Martin Fayulu est monté au créneau le jeudi 23 avril 2026. Sur X, l’opposant a écrit : « Après le tollé suscité par l’arrivée des 15 premiers migrants refoulés des États-Unis, si Monsieur Félix Tshisekedi a réellement accepté d’accueillir en RDC des migrants afghans, il faut le dire clairement : cela s’apparente à un acte de sabotage contre notre pays ». 

Pour Fayulu, accepter ce projet « reviendrait à exposer davantage la RDC, déjà confrontée à de nombreuses difficultés sécuritaires et sociales ». Il réagit alors que les négociations sur l’exportation de ces Afghans « se poursuivent » et suscitent « une vague de réactions négatives au sein de l’opinion publique ». 

Du côté des principaux concernés, le refus est net. Les Afghans disent « rejeter le plan de l’administration Trump de les transférer en RDC », invoquant l’insécurité et l’absence d’attaches ou de langue commune. « Nous avons déjà connu suffisamment de guerres », confient certains d’entre eux, rappelant la promesse américaine de protection après 20 ans de conflit. 

La RDC ne serait pas seule approchée. Le Rwanda, la Guinée équatoriale et l’Eswatini figureraient aussi parmi les pays contactés pour accueillir ces ressortissants, selon l’organisation AfghanEvac. 

Entre accusations politiques, inquiétudes humanitaires et enjeux diplomatiques, le dossier des migrants afghans dépasse le cadre international pour s’inviter au cœur du débat congolais. Pour l’instant, aucune décision officielle n’a été confirmée par Kinshasa. Mais avec la sortie musclée de Fayulu, le président Tshisekedi se retrouve sommé de clarifier sa position. 

Share This Article
Leave a Comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *