La République démocratique du Congo (RDC) vient de franchir une nouvelle étape dans la réforme de sa gouvernance minière. Sous l’impulsion du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et la coordination de la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, le ministre des Mines Louis Watum Kabamba engage la matérialisation effective de la participation des Congolais au capital des entreprises minières et des entités de traitement.
L’objectif affiché est de faire des Congolais des actionnaires et non plus seulement des employés du secteur minier.
Conformément à l’article 71 bis du Code minier, issu de la Loi n°18/001 du 9 mars 2018, 10 % du capital social des sociétés minières d’exploitation doivent être réservés aux Congolais. Le Règlement minier précise à son article 144 bis la répartition: 5 % pour les travailleurs congolais de chaque entreprise et 5 % pour des personnes physiques de nationalité congolaise.
Dans la même dynamique de promotion du contenu local, le Code minier impose aussi aux entités de traitement ne détenant pas de titre minier de réserver au moins 50 % de leur capital social à des Congolais. Une mesure visant à booster la transformation locale des minerais et l’émergence d’un tissu industriel national.
Pour permettre aux opérateurs de se mettre en conformité, le ministre Watum a accordé, par une note circulaire du 30 janvier 2026, un moratoire exceptionnel concernant la participation des travailleurs. Ce moratoire expire le 31 juillet 2026. À cette date, toutes les entreprises concernées devront justifier de leur conformité aux exigences légales.
“Le 31 juillet 2026 marquera un tournant décisif. Pour la première fois, les parts légalement prévues entreront dans une phase effective au bénéfice des citoyens congolais”, a souligné le ministre des Mines.
Pour Louis Watum Kabamaba, il s’agit d’appliquer le Code et le Règlement miniers “dans toute leur rigueur”, tout en accompagnant les sociétés vers une mise en conformité responsable.
Au-delà de l’aspect financier, cette réforme vise aussi la transparence. Désormais, les Congolais actionnaires auront accès à une information détaillée sur la gestion des entreprises minières.
Avec cette décision nationaliste portée par le ministre des Mines et soutenue par le chef de l’État et la Première ministre, le gouvernement veut rééquilibrer la répartition de la valeur créée par les ressources du sous-sol congolais.
L’enjeu est qu’à l’horizon 2026, le secteur minier congolais compte enfin des milliers de Congolais actionnaires, investisseurs et bénéficiaires directs de leurs propres richesses.
