Incendie à la salle Panacée : confusion autour du bilan, entre 10 et 22 morts

Congo Nouveau
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Le drame survenu dans la nuit du 4 septembre à la salle de fêtes Panacée, dans la commune de Lingwala, continue de susciter l’émoi. Alors que l’incendie – ou la bousculade qui a suivi – a coûté la vie à plusieurs invités d’un mariage, les autorités peinent à s’accorder sur un bilan définitif. Trois sources officielles distinctes ont communiqué des chiffres différents, plongeant l’opinion dans l’incertitude.

Des bilans qui divergent

Dans les heures qui ont suivi le drame, le bourgmestre de Lingwala, Norbert Mushiga Nzindula, a fait état de 22 morts, un premier décompte provisoire largement relayé. Ce chiffre a rapidement été contredit par le vice-gouverneur de Kinshasa, Eddy Iyeli, qui a évoqué « une dizaine » de victimes dans un communiqué publié en fin de journée.

Ce mardi, le gouvernement congolais, par la voix du ministère de la Communication, a tenté de clarifier la situation en arrêtant officiellement le bilan à 12 morts – dont 7 femmes et 5 hommes – et en précisant le nombre de blessés encore hospitalisés. Aucune explication officielle n’a pour l’instant été fournie sur ces écarts, le bourgmestre ayant simplement reconnu des « divergences dans les chiffres » sans plus de détails.

Une issue unique et fatale

Toutes les sources s’accordent sur un point : la configuration de la salle Panacée, qui ne disposait que d’une seule issue étroite, a transformé la panique en piège mortel. Les premiers témoignages évoquent une bousculade survenue alors que les convives tentaient de fuir, rendant l’évacuation quasi impossible.

Parmi les victimes figure Guy Kitoko Aloma, cameraman de la télévision nationale (RTNC), présent pour couvrir l’événement.

Réactions et mesures

Face à l’émotion, le gouvernement a ordonné un contrôle systématique de toutes les salles de fêtes du pays, afin d’éviter qu’un tel drame ne se reproduise. Les opérations d’identification des corps se poursuivent, et le bilan définitif ne sera connu qu’à leur issue.

En attendant, les familles des victimes réclament transparence et responsabilités, tandis que la ville de Kinshasa reste sous le choc de cette tragédie qui a endeuillé une noce en pleine célébration.

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