La riposte contre la maladie à virus Ebola (MVE), monte en intensité. La Première ministre Judith Suminwa Tuluka est arrivée jeudi 23 juillet 2026 à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, dans le cadre d’une mission conjointe de haut niveau dans l’espace Grande Orientale.
Accueillie par un comité restreint conduit par le Vice-gouverneur Didier Lomoyo, la Cheffe du Gouvernement a présidé une réunion d’évaluation avec les représentants de CDC USA, d’Africa CDC, du Système des Nations Unies et de la Division provinciale de la santé. Les échanges ont porté sur la coordination des interventions, le financement des actions prioritaires et le renforcement des capacités sanitaires dans les provinces touchées.
Au cours d’un point de presse, Judith Suminwa Tuluka a annoncé le déblocage de 50 millions de dollars américains par le Gouvernement congolais pour soutenir la riposte sur l’ensemble du territoire national.
« Les partenaires ont mobilisé plus ou moins 1 milliard USD. Le travail qui est en train de se faire, c’est de s’assurer de l’adéquation entre les priorités et les décaissements qui sont en train d’être menés », a-t-elle précisé.
S’agissant de la Tshopo, la Première ministre a insisté sur la mise en service rapide du nouveau laboratoire provincial de santé publique, dont l’inauguration est prévue dans une semaine.
« Cela va permettre d’assurer que toutes les analyses sur les cas d’Ebola soient réalisées au niveau de Kisangani sans dépendre de l’INRB Kinshasa », a-t-elle expliqué. Elle a visité les installations où sont déjà réalisées les analyses liées à Ebola, à la Mpox et à la Covid-19.
Judith Suminwa a mis l’accent sur l’engagement communautaire. « Nous allons renforcer les formations des relais communautaires pour détecter les cas le plus rapidement possible. C’est pour éviter que les symptômes soient détectés en retard », a-t-elle indiqué.
Elle a appelé la population à ne pas céder à la panique face à la hausse des cas, y voyant plutôt le signe d’une meilleure sensibilisation.
« Avoir plus de cas d’Ebola ne signifie pas la catastrophe. Au contraire, le fait d’avoir plus de cas veut dire que la sensibilisation marche et que les personnes atteintes arrivent rapidement dans les centres de santé. Plus les gens arriveront tôt et moins on aura de décès », a-t-elle souligné.
Sur le plan scientifique, la Première ministre a rassuré que les travaux sur un vaccin adapté à la nouvelle variante du virus progressent sous la coordination du professeur Jean-Jacques Muyembe.
Avant de quitter Kisangani, Judith Suminwa Tuluka a salué le courage du personnel soignant. Elle a ensuite poursuivi sa mission en Ituri, épicentre actuel de l’épidémie, où elle est arrivée en début de soirée.
La province de la Tshopo enregistre à ce jour 5 cas confirmés, dont deux décès en provenance de l’Ituri.
