Budget 2027 à 24,8 milliards: Suminwa mise sur la sécurité, les infrastructures et les services sociaux

Congo Nouveau
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La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a présenté à l’Assemblée nationale le projet de loi de finances 2027, équilibré à 56 930 milliards de francs congolais, soit environ 24,8 milliards de dollars. En hausse de près de 12 % par rapport au budget rectificatif de 2026, ce projet place la sécurité, les infrastructures et les services sociaux parmi les priorités du gouvernement.

La sécurité demeure une priorité dans un contexte de conflit persistant dans l’Est du pays. Le pilier consacré à la protection du territoire reçoit 14 091 milliards de francs congolais, soit environ 6,1 milliards de dollars. Le gouvernement prévoit également 6 614 milliards pour les dépenses sécuritaires sur ressources propres.

Le secteur social bénéficie de 14 151 milliards de francs congolais. L’exécutif entend poursuivre la gratuité de l’enseignement primaire et l’étendre aux 7e et 8e années dès l’année scolaire 2027-2028. La couverture santé universelle, la gratuité des accouchements et les soins maternels figurent aussi parmi les priorités.


Les dépenses d’investissement sont projetées à 13 722 milliards de francs congolais, en hausse de 30 % par rapport à 2026. Elles doivent notamment soutenir les infrastructures routières, la modernisation des aéroports de Kinshasa et de Lubumbashi, ainsi que le désenclavement de plusieurs territoires.


Sur le plan économique, le gouvernement table sur une croissance de 5,8 % en 2027, contre 5,6 % en 2026. Mais l’inflation moyenne pourrait atteindre 6,4 %, contre 3,5 % l’année précédente, sous l’effet notamment de la hausse des prix de l’énergie et des produits alimentaires.
Pour financer ses ambitions, Kinshasa prévoit 40 211 milliards de francs congolais de recettes courantes en 2027. La pression fiscale est estimée à 12,8 % du PIB. Le gouvernement envisage d’élargir l’assiette fiscale, de renforcer la lutte contre la fraude et de taxer certains services numériques.

Le projet prévoit aussi l’exclusion progressive des secteurs minier, brassicole, forestier et des télécommunications de la subvention publique sur les prix des produits pétroliers. Ces mesures restent soumises à l’examen parlementaire.
Judith Suminwa a également mis en avant la modernisation de la gestion publique et la numérisation des marchés publics.

Toutefois, la réalisation des objectifs dépendra de la capacité de l’État à mobiliser les recettes attendues et à exécuter efficacement les dépenses prévues.
Le projet de loi doit encore être examiné par les députés. Au-delà de son montant, son principal enjeu sera de traduire les engagements budgétaires en résultats concrets : une meilleure sécurité, des infrastructures fonctionnelles, des services sociaux accessibles et une amélioration du pouvoir d’achat des Congolais.

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