Selon les révélations d’Africa Intelligence, une tentative de déstabilisation visant le chef militaire du mouvement rebelle aurait été déjouée, mettant au jour de profondes fractures au sommet du M23.
La direction du M23 traverse une zone de turbulences. C’est ce que rapporte le média spécialisé Africa Intelligence dans une enquête publiée le mercredi 23 septembre 2026, qui fait état de vives tensions au sein de l’appareil politico-militaire du mouvement rebelle.
Au cœur de ces remous : Sultani Makenga, figure historique et chef militaire de la rébellion. Selon les informations divulguées, un projet destiné à ébranler son autorité aurait été récemment mis en échec. Un épisode révélateur des rivalités qui mineraient la cohésion du groupe.
Les dissensions opposeraient plusieurs cadres politiques et militaires du mouvement, sur fond de luttes d’influence autour du contrôle et de l’orientation stratégique du M23. Des rapports de force dans lesquels Sultani Makenga occupe une position centrale, tant son poids militaire et historique en fait une pièce maîtresse de l’organisation.
Ces tiraillements internes surviennent à un moment charnière. Le M23 continue en effet de tenir plusieurs localités dans l’Est de la République démocratique du Congo, tout en participant parallèlement aux discussions diplomatiques engagées pour tenter de résoudre le conflit.
Conséquences incertaines
Reste à savoir quel impact ces divisions pourraient avoir sur la solidité de la structure rebelle. Si les tensions semblent bien réelles, leur ampleur exacte et leurs éventuelles répercussions sur le terrain demeurent, à ce stade, difficiles à mesurer avec précision.
Ces révélations tombent en tout cas dans un contexte où les autorités congolaises et les différents acteurs impliqués dans la crise poursuivent leurs démarches diplomatiques en vue d’une issue négociée à la crise sécuritaire qui ravage l’Est du pays. Une instabilité interne du M23 pourrait, selon les observateurs, rebattre les cartes des négociations en cours.
