L’ancienne ministre des Droits humains sous Joseph Kabila sort de son silence. Dans une déclaration rendue publique à Kinshasa, Marie-Ange Mushobekwa annonce qu’elle se démarque désormais de la trajectoire empruntée par l’ancien chef de l’État, tout en réaffirmant son engagement pour la démocratie en République démocratique du Congo.
Une décennie de loyauté
Celle qui a servi pendant dix ans aux côtés de Joseph Kabila revient d’abord sur son parcours. Elle dit avoir servi son pays avec « respect, conviction et loyauté », et exprime sa fierté d’avoir travaillé sous ce leadership. Elle adresse également sa « gratitude » à l’ancien président pour les enseignements reçus durant ces années, qu’elle considère comme une expérience précieuse pour la suite de sa carrière politique.
Une rupture assumée
Mais le ton change lorsqu’elle aborde le choix de Joseph Kabila d’emprunter « la voie armée » pour défendre ses convictions politiques. Marie-Ange Mushobekwa annonce alors prendre ses distances avec cette option, à laquelle elle affirme n’être « liée de près ni de loin ». Une décision qu’elle place sous le signe de la « cohérence ».
Loin de renoncer à son engagement, l’ancienne ministre indique vouloir poursuivre sa lutte pour la démocratie, toujours au sein de l’opposition à Kinshasa, mais de manière « républicaine et mains nues ». Elle inscrit cette continuité sous le signe de la « constance ».
En conclusion, Marie-Ange Mushobekwa lance un vibrant appel à l’unité nationale : « Que vive la RDC, notre pays, un et indivisible. » Selon elle, la paix ne pourra advenir que par « un dialogue franc, inclusif et constructif ».
