Le Président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a condamné, vendredi 3 janvier au cours de la 73ème réunion du Conseil des ministres, les récents propos stigmatisants du porte-parole de l’armée nationale, les qualifiant de “graves” et “opposés à la cohésion nationale et sociale”. Ces propos, tenus lors d’une communication officielle sur la télévision nationale , ont été jugés “inacceptables” par le Chef de l’État.
Dans un compte-rendu lu le même vendredi à la télévision nationale, le ministre de la Communication et médias, Patrick Muyaya, a indiqué que le Président Tshisekedi a déploré vivement cette “dérive de langage” qui ne reflète ni les valeurs républicaines, ni l’éthique de responsabilité, ni la hauteur de vue attendue de toute prise de parole officielle.
A cette fin, le Président Tshisekedi a instruit le ministre de la Communication et médias de créer sans délai un mécanisme formel de concertation préalable, avant toute initiative de communication officielle en RDC. Ce mécanisme associera le Conseiller spécial en matière de communication du Chef de l’Etat, les services de communication de la Primature, de l’Etat-major général de Forces armées ainsi que ceux de la Police nationale congolaise.
L’objectif de cette mesure préventive est d’éviter la programmation de propos discriminatoires en communication publique et de préserver la cohésion nationale et sociale.
Au demeurant, le porte-parole des FARDC écoupe d’une suspension ainsi que le directeur adjoint des informations de la RTNC.