L’ancien gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC) Jean-Claude Masangu Mulongo a salué les performances de son successeur André Wameso, tout en exprimant ses réserves quant à la dédollarisation de l’économie congolaise telle que voulue par l’actuel patron de l’Institut d’émission de la RDC.
Invité mardi 6 octobre de l’émission Space live de Stanis Bujakera, l’ancien gouverneur de la Banque centrale du Congo a dressé un bilan élogieux de l’action de son successeur, André Wameso, à la tête de l’institut d’émission. Il a rappelé que l’actuel gouverneur avait hérité, en 2025, d’une inflation oscillant entre 17 et 20 %, avant de la ramener aujourd’hui autour de 3,5 %.
L’ancien patron de la BCC a également mis en avant l’appréciation du franc congolais, passé selon lui d’environ 2 900 à quelque 2 300 francs pour un dollar, un niveau autour duquel la monnaie nationale demeure stable. Il estime en outre que les taux d’intérêt, actuellement proches de 10 %, devraient poursuivre leur baisse.
Des réserves sur la dédollarisation
Jean-Claude Masangu Mulongo s’est toutefois montré plus nuancé sur le dossier de la dédollarisation, alors que les dépôts et les crédits demeurent en grande majorité libellés en devises étrangères. « Je lui souhaite beaucoup de chance. Ce n’est pas une chose facile », a-t-il déclaré.
Interrogé sur l’interdiction des importations de dollars en espèces, annoncée pour avril 2027, l’ancien gouverneur a laissé planer le doute sur sa faisabilité : « Comment va-t-il s’y prendre ? C’est une bonne question pour lui. », a-t-il indiqué, soulignant une étape importante de la confiance des épargnants sur la monnaie locale avant d’envisager une telle démarche.
