Budget 2027 : le Vice-Premier ministre Adolphe Muzito boucle les arbitrages budgétaires avec les ministres sectoriels

Congo Nouveau
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Le Vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, a clôturé, ce vendredi 4 septembre 2026, les travaux des consultations ministérielles, qui avaient pour but de procéder aux arbitrages budgétaires dans le cadre de l’élaboration du projet de loi de finances pour l’exercice 2027.

Pour cette troisième journée de ces assises techniques, le Vice-Premier ministre en charge du Budget a accordé une oreille attentive aux désidératas de plusieurs portefeuilles ministériels en vue de mieux affiner les lignes budgétaires lors de l’élaboration de l’avant-projet de loi de finances 2027.

Autour d’Adolphe Muzito et Elysée Bokumwana, vice-ministre du Budget, les membres du gouvernement ont planché sur comment recentrer la présentation du budget, dans une perspective équilibrée en recettes et en dépenses selon les secteurs. Un exercice salué par Didier Mazenga. Le ministre du Tourisme a fait part de sa satisfaction en raison de l’accroissement des lignes pour son secteur.

«Il était question que le budget qui a été retenu pour mon secteur, le ministère du Tourisme, soit présenté officiellement et que nous avons accepté, mais avec amélioration, c’est-à-dire de revoir ce budget à la hausse du fait que le ministère du Tourisme, c’est un secteur qui a besoin de pouvoir travailler pour innover, réhabiliter et beaucoup de projets sont en veilleuse”, a-t-il déclaré, avant d’ajouter : “En dehors de ça, j’ai donné une bonne nouvelle au budget avec l’apport des Émirats arabe Unis. Nous avons reçu les dons de 1,8 milliard de dollars que j’ai demandé qu’on puisse intégrer dans le budget 2027.»

L’année budgétaires 2027 s’annonce plutôt sous les bonnes auspices. C’est du moins ce que croit Louis Watum. Loin de ne s’éterniser que sur les lignes des dépenses, le ministre des Mines a fait part des stratégies arrêtées en vue de générer plus de recettes.

«Nous avons présenté une stratégie qui mise beaucoup sur le renforcement des capacités de notre administration minière, un équipement supplémentaire de l’inspection générale des mines pour les missions sur terrain et pour réduire la fraude minière qui sévit et ce qui pourrait ramener davantage de recettes», a fait savoir Louis Watum.

Le secteur du Commerce extérieur n’est pas en reste. Julien Paluku a fait part des besoins pour la bonne marche de son portefeuille.
ces arbitrages constituent une étape importante permettant aux ministères sectoriels de vérifier la prise en compte de leurs besoins avant la finalisation du projet budgétaire.

“Nous nous réjouissons qu’au niveau du Commerce extérieur, les crédits sont en train d’accroître, parce que, il y a cinq ans, nous avions des crédits d’alors de moins de 10 millions de dollars.
Mais maintenant, nous avons peut-être triplé, quadruplé le budget du Commerce extérieur. Et nous nous sommes focalisés sur une réforme qui tient le Président de la République à cœur, à savoir celle de la modernisation de nos frontières», a indiqué le numéro un du Commerce extérieur rd-congolais.

À son tour, le ministre de l’Entrepreneuriat et Développement des PME, Justin Kalumba, a salué le leadership du Vice-Premier ministre, ministre du Budget, Adolphe Muzito, ainsi que celui de son adjoint, le vice-ministre du Budget, Elysé Bokumwana.

Justin Kalumba, qui assure également l’intérim au ministère de l’Industrie, a indiqué que les discussions ont porté sur les deux secteurs placés sous sa responsabilité.

«De manière globale, les travaux préparatoires étaient satisfaisants, mais nous avons dû insister sur le fait qu’à partir du 30 juin 2026, le Président de la République, Son Excellence Félix Tshisekedi, disait qu’il a lancé les grands programmes : programme présidentiel debout jeunes congolais; et c’est un programme qui est déjà là en plein cours parce qu’il a reçu quelques ressources déjà dans le cadre de la loi rectificative 2026, la loi des finances, et, en principe, il doit recevoir chaque année à charge du gouvernement 100 millions de dollars sur six ans. Et donc, c’était le point de focalisation de nos discussions», a expliqué le ministre de l’Entrepreneuriat et Développement des PME.

Et Justin Kalumba d’ajouter : «Du côté industriel, là aussi, deux points principaux ont fait l’objet de notre attention. C’est vrai qu’on est habitué à parler de l’industrialisation du pays en termes surtout des usines, des infrastructures et on pense particulièrement au pays. J’ai dit qu’il est important de commencer à réaliser que tout ce qui est visible est toujours précédé par ce qui est invisible.»

Pour sa part, la ministre de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Economie du climat, Marie Nyange, aux côtés de sa collègue ministre déléguée à l’Economie du climat, Bahati, a également présenté les principales priorités de son secteur. La ministre a particulièrement insisté sur deux rubriques majeures : le financement des réformes en cours, qui nécessitent des moyens conséquents, et l’augmentation de l’enveloppe consacrée à la rémunération du personnel.

«Nous avons discuté sur des prévisions budgétaires, et au niveau du ministère de l’Environnement, Développement durable et Nouvelle Economie et du climat, nous avons mis l’accent sur les réformes qui sont en cours, lesquelles nécessitent des budgets conséquents et nous avons surtout insisté sur la nécessité d’augmenter l’enveloppe des rémunérations, parce que je peux dire que plus de 80% du personnel de notre ministère ne sont pas rémunérés. Donc, on a mis l’accent sur les deux rubriques majeures, mais, en même temps, on a demandé qu’on puisse augmenter les autres rubriques qui vont faire que le ministère réalise ses objectifs», a confié Marie Nyange.

Le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, a défendu un budget qu’il souhaite plus pragmatique et davantage adapté aux réalités de l’administration de la Justice en République démocratique du Congo.

Selon lui, le budget annuel du ministère de la Justice, estimé jusqu’ici à environ 50 millions de dollars, ne permet pas de répondre aux multiples défis auxquels le secteur est confronté. Le ministre plaide ainsi pour un relèvement de cette enveloppe à 100 millions de dollars.

«Nous avons voulu, cette année, avoir un budget pragmatique et réaliste de 100 millions de dollars, d’ailleurs qui correspond à notre population», a lancé Guillaume Ngefa, non sans rappeler plusieurs réformes engagées ou envisagées qui nécessitent une prise en charge budgétaire conséquente.

«Nous avons d’autres rubriques budgétaires qui sont essentielles pour l’amélioration du climat des affaires. Nous avons des guichets uniques et c’est important que ces guichets uniques participent à l’amélioration du climat des affaires.
Nous avons au niveau des tribunaux de commerce et aussi des tribunaux de travail, des juges conciliaires et des juges assesseurs, dont les salaires ne sont pas pris en compte. Donc, il faut absolument tenir compte de ça», a conclu le patron de la Justice rd-congolaise.

Le ministère d’Etat ministre du Plan a, quant à lui, présenté ses préoccupations au Vice-Premier ministre du Budget dans le cadre des arbitrages en cours. Il a indiqué être venu expliquer certaines insuffisances et divergences constatées dans les prévisions budgétaires, tout en défendant les crédits nécessaires à la poursuite des actions et réformes engagées au sein du ministère.

«L’essentiel a été discuté», a-t-il fait savoir, précisant que les équipes techniques des deux ministères poursuivront les travaux afin de peaufiner les détails. La relance et le renforcement de l’Institut national de la statistique constitue, selon lui, une priorité pour améliorer la qualité des données, des prévisions et, par conséquent, de la planification nationale.

«Nous sommes en grand chantier au niveau du ministère du Plan», a-t-il insisté, appelant à un accompagnement budgétaire conséquent afin de permettre au pays de renforcer son organisation, sa planification et le suivi de sa trajectoire de développement.

Il sied de noter qu’au terme de ces travaux des consultations ministérielles, l’avant-projet de budget 2027 suivra le circuit institutionnel prévu avant sa soumission au Parlement, autorité budgétaire, pour examen et adoption.

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