Après signature de l’accord de paix à Washington : deux options collent Paul Kagame à la peau

Congo Nouveau
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La signature de l’accord de paix et économique à Washington entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda a été perçue comme un tournant majeur dans le processus de paix dans la région. Cependant, cet accord a également été vu comme une reconnaissance de la responsabilité du président rwandais Paul Kagame dans les atrocités commises en RDC.

En signant cet accord, Paul Kagame endosse la responsabilité du pillage des richesses congolaises et du génocide des populations. Cela ouvre la voie à des poursuites judiciaires internationales contre lui et ses alliés.

L’accord de paix exige le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais, la cessation des hostilités et le retour des populations déplacées. Il s’agit d’un pas important vers la stabilité et la paix dans la région.

Cependant, les critiques estiment que l’accord ne va pas assez loin pour tenir les responsables des atrocités commises en RDC pour leurs actes. Ils appellent à des poursuites judiciaires internationales pour les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis en RDC.

La communauté internationale doit maintenant s’assurer que les engagements pris dans l’accord de paix soient respectés et que les responsables des atrocités soient traduits en justice.

Réaction de Diomi Ndongala

” Un stylo Mont-Blanc contre 30 ans de pouvoir, le dernier pari de Kagame à Washington”, a réagi Eugène Diomi Ndingala, président du parti Démocrate chrétienne (DC).

Dans les plateformes numériques, cet acte politique disait d’avance que le 4 décembre 2025, Paul Kagame va signer un accord de paix avec la RDC, mais cela pourrait être un piège à double déclencheur pour le maître de Kigali.

Selon M. Diomi, deux options avec un même résultat sont levées.

D’abord, Kagame signe et respecte ses engagements.” Il valide ainsi les accusations portées contre lui, notamment l’occupation illégale de Goma et Bukavu, le soutien au M23 et le pillage des minerais. Il accepte le retrait de ses troupes et la mise en place d’un mécanisme de surveillance”, a-t-on lu dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux.

Puis, Kagame refuse de respecter ses engagements. ” Cela déclencherait l’activation du chapitre 7 de la charte de l’ONU, avec des sanctions ciblées, un gel des avoirs et un embargo sur les armes”, a-t-on précisé.

Pour ce leader congolais, dans les deux cas, le résultat est le même : la fin du modèle Kagame tel qu’on l’a connu depuis 30 ans, basé sur une géocriminalité devenue gênante. Washington a changé d’époque et n’a plus besoin d’un intermédiaire rwandais pour accéder aux minerais congolais.

Argument avancé : ” le limogeage du ministre des Affaires étrangères rwandais, Olivier Nduhongire, la veille de la signature de l’accord, confirme le climat de fin de règne qui prévaut à Kigali. Le régime perd son levier régional et sa légitimité interne”.

La question reste posée : ” le stylo Mont-Blanc remis à Paul Kagame pour signer l’accord de paix sera-t-il son arrêt de mort politique ?” Wait and see.

Mutuma Kuamba

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