Le Ministère de l’Économie nationale a validé sa politique sectorielle pour la période 2026-2030, à l’issue d’un atelier technique organisé jeudi au Salon rouge de l’Immeuble du Gouvernement à Kinshasa.
L’atelier a été ouvert par le Vice-Premier Ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, en présence des responsables de l’administration, des experts du secteur et des partenaires techniques et financiers, dont le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
Le Représentant Résident Adjoint du PNUD, Etienne Fe Douza, a salué la qualité du travail accompli par le ministère sous la conduite du VPM Mukoko Samba, ainsi que l’implication des cadres de l’administration. Il a réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner le ministère, notamment dans les domaines de la planification stratégique, de la gestion axée sur les résultats et du renforcement des capacités.
Dans son allocution, Daniel Mukoko Samba a reconnu la résilience remarquable de l’économie congolaise, tout en relevant le paradoxe d’un pays disposant d’importantes ressources naturelles et d’un vaste marché intérieur, mais où une grande partie de la population reste confrontée à la pauvreté.
« Le défi qui est le nôtre, ce n’est pas de nous contenter de cette résilience, mais de passer à une autre échéance », a-t-il déclaré, insistant sur la nécessité de transformer les potentialités économiques en résultats concrets pour la population.
Pour le VPM, une meilleure connectivité du territoire national et une formalisation accrue des activités économiques pourraient contribuer à accroître significativement le produit intérieur brut (PIB), réduire l’extrême pauvreté et l’insécurité alimentaire, et renforcer la souveraineté alimentaire de la RDC.
Il a précisé que l’objectif n’est pas de produire un document supplémentaire, mais de doter le ministère d’une véritable boussole pour guider les réformes, les actions à poursuivre et les résultats attendus durant la période 2026-2030.
Cette démarche s’inscrit sous l’impulsion du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et conformément au programme du Gouvernement dirigé par la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, qui vise une économie plus productive et tournée vers le bien-être des Congolais.
La politique sectorielle s’articule autour de cinq axes stratégiques complémentaires, a détaillé le VPM. Premièrement, la promotion de la production nationale pour renforcer les capacités des entreprises locales et stimuler la création de richesses et d’emplois. Deuxièmement, le développement et la valorisation des espaces productifs et commerciaux pour améliorer les conditions de production et de circulation des biens.
Le troisième axe porte sur la régulation et l’organisation du marché intérieur, à travers une meilleure disponibilité des données, des contrôles réguliers et des mesures adaptées aux déséquilibres. Le quatrième axe concerne la formalisation du secteur informel, présentée comme une opportunité de développement et de protection des acteurs économiques. Enfin, le cinquième axe est consacré au renforcement des capacités institutionnelles du ministère pour améliorer l’efficacité de l’administration.
Pour Daniel Mukoko Samba, ces cinq axes forment un ensemble cohérent : produire davantage, améliorer la circulation des biens, organiser le marché, intégrer les acteurs économiques et disposer d’une administration capable de conduire les transformations.
Il a invité les participants à vérifier la solidité du diagnostic, clarifier les objectifs, apprécier la faisabilité des actions, examiner leur financement et prévoir un dispositif précis de suivi-évaluation.
