Le sénateur Salomon Kalonda Della Idi monte au créneau contre la proposition de loi sur le référendum, adoptée une nouvelle fois le vendredi 23 octobre par l’Assemblée nationale en l’absence de l’opposition. Il appelle la chambre haute, le président de la République ainsi que la population congolaise à rejeter ce texte.
Alors que la proposition de loi est renvoyée au Sénat pour une seconde lecture, l’élu soutient que la prise en compte des treize réserves d’interprétation émises par la Cour constitutionnelle ne change pas la substance du texte.
À ses yeux, cette initiative pourrait ouvrir la voie à une révision de la Constitution du 18 février 2006 et faciliter un troisième mandat du président Félix Tshisekedi. Il met donc en garde les sénateurs contre les conséquences de leur vote et les invite à ne pas « ouvrir la boîte de Pandore ».
Salomon Kalonda interpelle également le chef de l’État, qu’il exhorte à ne pas promulguer cette loi. Il appuie son argumentation sur la guerre qui se poursuit dans l’Est de la République démocratique du Congo et sur la mémoire de l’ancien opposant Étienne Tshisekedi, père du président actuel.
Enfin, il demande aux Congolais de retenir les noms des parlementaires qui voteront en faveur du texte, ainsi que celui du président de la République s’il venait à le promulguer.
Le retour de cette proposition de loi devant le Sénat intervient dans un climat de contestation politique, alors que les débats portent sur la Constitution et l’avenir des institutions en RDC.
