Les professionnels des médias ont célébré, jeudi dernier au Musée national de la République démocratique du Congo, la Journée nationale de la Presse congolaise. L’événement a été organisé à l’initiative de la Tribune des Femmes de Médias (TFM) en partenariat avec l’Union Nationale des Caméramans du Congo (UNCC).
Placée sous le thème « Éthique, déontologie journalistique et intelligence artificielle », cette rencontre a permis aux participants de réfléchir aux défis du journalisme à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle.
Prenant part à cette célébration, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, a rappelé que ni l’intelligence artificielle ni les réseaux sociaux ne peuvent remplacer le journaliste. Pour lui, la responsabilité première du journaliste demeure la vérification, le traitement et la diffusion d’une information fiable.
En ce temps marqué par l’évolution technologique de la communication et la guerre informationnelle, le porte-parole du gouvernement congolais a également exhorté les professionnels des médias à contribuer, par une information crédible et responsable, à la préservation de la paix, de la cohésion nationale et de l’intégrité territoriale.
De son côté, la présidente de la Tribune des Femmes de Médias, Rachel Shako, a plaidé pour une presse davantage attachée aux principes d’éthique et de déontologie. Elle a souligné que la conscience professionnelle du journaliste reste irremplaçable malgré les avancées technologiques.
La cérémonie s’est clôturée en soirée de gala par la remise du Trophée de la Tribune des Femmes de Médias. Dix personnalités féminines ont été distinguées en marge de la celebration de la femme africaine pour leur engagement et leur contribution au développement de la société congolaise.
L’organisation de cette journée par la TFM et l’UNCC au Musée national visait à réunir les acteurs des médias autour des enjeux actuels de la profession, entre exigences déontologiques et mutations liées au numérique.
