Après les consultations de Burundi, l’opposition campe sur ses positions

Congo Nouveau
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La C64 défie Tshisekedi et confirme la marche du 22 juillet

La Coalition Article 64 (C64), qui regroupe plusieurs formations politiques de l’opposition congolaise, a une nouvelle fois exprimé son rejet catégorique de tout projet de révision constitutionnelle, à l’issue de consultations tenues récemment à Bujumbura, au Burundi.

Jeudi 9 juillet, lors d’une déclaration lue au Centre d’études pastorales et sociales (CEPAS) à Kinshasa-Gombe, le président de l’Alliance pour le Changement (A.Ch), Jean-Marc Kabund, a martelé l’attachement de la coalition à l’ordre constitutionnel en vigueur. « Nous ne transigerons pas avec l’ordre constitutionnel », a-t-il affirmé, tout en précisant que la participation du C64 aux échanges initiés par le président burundais ne signifiait en aucun cas un fléchissement sur le fond.

Jean-Marc Kabund a tenu à rappeler que cette rencontre n’avait pas été sollicitée par la coalition. C’est le chef de l’État burundais, Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine, qui en a pris l’initiative. Informé de la crise politique en République démocratique du Congo lors de sa visite officielle à Kinshasa, il a souhaité réunir les différentes parties prenantes à Bujumbura, insistant sur « l’importance de la stabilité des institutions congolaises ».

Par ailleurs, la C64 a confirmé le maintien de la marche prévue le 22 juillet vers le Palais de la Nation. Cette mobilisation vise à réaffirmer l’opposition à tout changement constitutionnel, à dénoncer ce qu’elle considère comme un « bradage de la souveraineté nationale », à exiger le retour à l’ordre constitutionnel et à réclamer la démission du président Félix Tshisekedi.

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