Le directeur de cabinet du chef de l’État, Anthony Nkinzo Kamole, semble créer des mécontents. Des sources concordantes l’accusent d’utiliser l’Inspection générale des Finances (IGF) comme un instrument de pression politique visant à discréditer certains ministres, gouverneurs et mandataires publics auprès du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Selon ces sources, des dossiers seraient montés à charge à travers des missions d’audit orientées, avec l’intention manifeste de porter des accusations contre des gestionnaires publics, souvent membres ou proches de l’Union sacrée. Cette pratique, si elle est avérée, transformerait un service stratégique de l’État, rattaché au cabinet du Président, en une véritable police politique, au service d’intérêts personnels.
Une telle présumée instrumentalisation ne porterait pas seulement atteinte aux personnes ciblées, mais discréditerait également l’institution présidentielle et fragiliserait le régime politique actuel.
Toujours selon ces mêmes sources, le directeur de cabinet du Chef de l’État utiliserait certains inspecteurs des finances pour régler des comptes avec des hauts cadres politiques et administratifs. L’Inspecteur général des finances, Christophe Bitasimwa, est également cité comme étant complice par passivité, n’ayant pas pris les mesures nécessaires pour mettre fin à ces dérives, malgré plusieurs alertes internes.
Pendant que le Président Tshisekedi s’appuie sur les ministres, gouverneurs et mandataires pour améliorer le bilan de son action, Anthony Nkinzo Kamole serait en train de mettre en œuvre une stratégie parallèle visant à écarter certains gestionnaires jugés performants, à l’insu du Chef de l’État. Une attitude qui, si elle venait à être confirmée, crée déjà des mécontents.
Face à la gravité des faits allégués, plusieurs voix estiment qu’il devient urgent que le Chef de l’État intervienne afin de rétablir l’ordre et préserver la crédibilité des institutions. Affaire à suivre…
CP
