Ni partage de territoire ni des richesses dans les Accords de Washington

Congo Nouveau
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Tshisekedi rassure sur la souveraineté

Lors de son discours devant le Parlement réuni en Congrès, hier lundi 8 décembre 2025, le président Félix Tshisekedi a abordé plusieurs fronts : sécurité, économie, gouvernance, diplomatie et santé. Sur le plan diplomatique, il a rappelé que les accords signés à Washington ne consacrent aucune forme de partage de la souveraineté de la RDC.

Pour le chef de l’Etat congolais, les accords signés ne sont pas un partage de souveraineté du pays. « Permettez-moi d’être parfaitement clair, ces accords ne consacrent aucune forme de partage de notre souveraineté. Ils ne valident ni les prétentions territoriales de qui que ce soit ni la mise sous tutelle de nos ressources. », a déclaré Félix Tshisekedi.

Par ailleurs, Félix Tshisekedi a une nouvelle fois dénoncé la violation du cessez-le-feu de la part du Rwanda. Malgré l’engagement formel acté à Washington, le chef de l’Etat congolais a affirmé que « le Rwanda viole déjà ses engagements ». Il a fait savoir que, dès le lendemain de la signature des accords, des unités des Forces de défense du Rwanda ont lancé et appuyé des attaques à l’arme lourde depuis la ville rwandaise de Bugarama. Ces tirs, selon lui, ont provoqué d’importants dégâts humains et matériels dans les localités de Kaziba, Katogota et Lubarika, au Sud-Kivu, rompant de fait le cessez-le-feu prévu par les nouveaux accords de Washington.

Par ailleurs, Félix Tshisekedi a souligné les quatre priorités essentielles sur lesquelles repose la stratégie congolaise pour restaurer la stabilité dans l’Est du pays.

  • Le retrait total et vérifiable de toutes les forces armées étrangères opérant en RDC, qu’elles soient officielles ou dissimulées derrière des groupes armés interposés.
  • La coupure des circuits financiers et logistiques de la violence, en éradiquant l’exploitation illicite des ressources naturelles (or, coltan, cobalt) et la contrebande qui alimente ces réseaux.
  • La protection effective des civils, notamment des femmes et des enfants, ainsi que la garantie d’un accès humanitaire sécurisé dans les zones touchées par les violences.
  • L’ancrage durable de la paix, grâce à une combinaison de fermeté sécuritaire, de relance du développement local et de réconciliation adaptée aux réalités de chaque communauté.

Pour Tshisekedi, tant qu’une colline ou un quartier sera encore sous contrôle des “armes illégales”, il considérera que l’œuvre de la paix reste inachevée.

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