Infrastructures routières à Kinshasa : la Route de Matadi 2 se détériore après chaque pluie

Congo Nouveau
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La ville-province de Kinshasa fait face à de nombreux défis, notamment la dégradation progressive de ses infrastructures routières. Entre manque de sérieux de certaines autorités nationales ou provinciales, exécution approximative des travaux par certaines entreprises et absence d’entretien régulier par les autorités locales comme par la population, la situation devient préoccupante. Quid du Foner ?

Parmi les axes les plus touchés figure la Route de Matadi 2, tracée parallèlement à la grande Route de Matadi. À chaque pluie, ce tronçon se détériore davantage dans le quartier Ngomba Kinkusa, précisément dans la localité de Binza UPN Télécoms. La portion située entre l’hôtel Flora (arrêt Kingu) et l’école Les Chandeliers, en passant par l’avenue Allemagne et l’école Banza, est devenue un véritable casse-tête pour les habitants.

Incapable de réhabiliter elle-même cette route, la population déplore une situation qui handicape lourdement la mobilité. Pourtant, cet axe secondaire soulage chaque jour des milliers d’usagers lorsque la Route de Matadi est paralysée par les embouteillages monstres entre les arrêts Kingu, Zappé et le marché Badiadingi.

« Nous demandons au ministre national des Infrastructures ou au gouverneur de prendre au sérieux notre cri d’alarme. Car, si cette route cédait complètement, la principale ne sera pas en mesure d’assurer seule la circulation des personnes et de leurs biens. Elle dessert un nombre important d’habitants de Ngaliema, Selembao et de Mont Ngafula, dont plusieurs fréquentent l’Université pédagogique nationale, sans oublier une partie importante de Ngaliema et les usagers se rendant au centre-ville », explique Jonas Tshibangu, habitant de Binza UPN Télécoms.

Il poursuit : « Notre regret est que notre quartier n’est visité ni par notre bourgmestre, ni par notre gouverneur, ni par d’autres autorités du pays, alors qu’il dispose d’un réseau de rues et avenues pouvant relier le marché Badiadingi à l’avenue Nzolana via l’avenue Marine, sans passer par le carrefour du marché UPN. La rue Bondeko rejoint à la fois la rue La Cigale et l’avenue Mbama jusqu’à l’avenue Marine. L’avenue Télécoms, depuis Rose Croix, conduit jusqu’au croisement Masikita–Route de Matadi, vers l’arrêt Kananga. L’avenue du camp, à la hauteur de l’école Banza conduit jusqu’à Rose Croix sans passer par l’avenue Télécoms. D’autres voies, non asphaltées et dépourvues de caniveaux, pourraient faciliter la vie à des milliers d’habitants de l’ouest de Kinshasa et améliorer l’accès vers la province stratégique du Kongo Central. Nous invitons le ministre Simon Banza et le gouverneur Daniel Bumba à consacrer quelques heures d’inspection à notre quartier. Car gouverner, c’est prévoir ».

Des notables de Ngomba Kinkusa, interrogés à ce sujet, affirment qu’un autre potentiel de désenclavement existe : la possibilité de relier leur quartier à celui de Mama Mobutu via le nouveau quartier appelé Champ des Tirs. Ils pensent tout de même que certaines routes secondaires de Kinshasa peuvent être revêtues des dalettes solides issues du mélange des déchets plastiques et du sable. Cela créera des emplois et contribuera à l’assainissement de cette province-capitale de la RDC.

« Les autorités en charge des infrastructures doivent prendre des décisions courageuses et initier des partenariats solides pour désenclaver plusieurs zones. À Abidjan, certains axes disposent de péages modernes et de routes impressionnantes, co-gérés avec des banques partenaires. L’histoire nous renseigne que des rues entières ont été réaménagées ou redessinées grâce à ce modèle. Pourquoi ne pas envisager cela ici pour les districts de Tshangu et de Lukunga, qui sont limitrophes du Kongo Central et du Kwilu ? », martèle un habitant de Binza UPN Télécoms.

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