Accord de paix fraichement violé par le Rwanda | chute d’Uvira : hypocrisie ou complicité de Washington ?

Congo Nouveau
3 Min Read

Alors qu’à Washington, diplomates et dirigeants célèbrent un nouvel accord de paix censé apaiser l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), la réalité du terrain raconte une tout autre histoire. L’armée de Paul Kagame et des rebelles alliés ont démarré une offensive qui s’est soldée par la chute d’Uvira au lendemain de la ratification de cet accord. Ce courage de Paul Kagame interroge. Défi-t-il Washington ou ce projet de la poursuite des offensives était connu de la Maison Blanche ? Ce qui laisse planer des interrogations sur la vraie attitude de Washington, entre hypocrisie et complicité.

Dans un tweet, les États-Unis ont de nouveau mis en garde le Rwanda contre son implication dans l’est de la République démocratique du Congo, à la suite de l’offensive menée par le groupe armé M23 sur la ville d’Uvira. Dans un message publié samedi dernier, le vice-secrétaire d’État américain, Christopher Landau, a d’abord salué les progrès du Rwanda depuis le génocide de 1994, avant d’exprimer une ferme critique sur la situation actuelle dans l’est de la RDC. « J’admire la nation rwandaise à bien des égards », a-t-il déclaré, soulignant qu’après « les horreurs du génocide il y a 30 ans », le pays a bâti « une société prospère et stable, modèle de développement en Afrique ».

Christopher Landau a toutefois averti que cette trajectoire positive était compromise par le rôle du Rwanda dans le conflit congolais. « Cela ne pourra pas continuer s’ils persistent à jouer les mêmes vieux jeux avec le M23 dans l’est du Congo », a-t-il écrit, qualifiant l’offensive récente sur Uvira de « grave erreur » et appelant à « remettre rapidement les choses sur les rails ».

Cette déclaration intervient après une mise en garde encore plus directe du secrétaire d’État américain, Marco Rubio. « Les actions du Rwanda dans l’est de la RDC constituent une violation claire des accords de Washington signés par le président Trump », a affirmé ce dernier, ajoutant que « les États-Unis prendront des mesures pour garantir le respect des promesses faites au président ».

Mais ces propos ne garantissent rien. L’action criminelle de Kigali en RDC ne saurait se poursuivre sans que le président Kagame n’ait quelques garanties d’impunité auprès de Washington. Son action en RDC pourrait être connue d’avance par l’administration américaine. Ce qui laisse penser à hypocrisie ou complicité de la part de l’administration américaine.

CN

Share This Article
Leave a Comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *