Le Ministère de l’Économie nationale a lancé la deuxième phase de la campagne de pré-enregistrement des acteurs de l’économie informelle à Kinshasa. L’objectif est d’identifier, accompagner et intégrer progressivement les opérateurs économiques informels dans le circuit formel.
Les agents enquêteurs sont déployés dans les communes de N’Djili et Masina pour collecter les informations nécessaires à l’enregistrement. Les acteurs enregistrés auront accès à la couverture santé universelle, à la protection sociale, à la formation professionnelle et à un accompagnement pour l’obtention de crédits. Retour sur ce lancement.
Le Ministère de l’Économie nationale a lancé, mardi 16 décembre 2025, la deuxième phase de la campagne de pré-enregistrement des acteurs de l’économie informelle, dans le cadre du Programme national de formalisation de masse.
Cette initiative, portée par le vice-Premier ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, vise à identifier, accompagner et intégrer progressivement les opérateurs économiques informels dans le circuit formel.
Pour cette deuxième phase, après la première intervenue dans la commune de Limete, choisie comme point de départ national, c’est la partie Est de la ville de Kinshasa qui a accueilli le début des opérations. Un dispositif important a été déployé. Six groupes, composés chacun de 13 agents enquêteurs, soit un total de 78 enquêteurs, tous déployés dans la commune de N’Djili, ont été mobilisés pour mener à bien cette mission.
Dans la commune de Masina, le même dispositif a été mis en place, avec le même nombre de groupes et d’agents, mobilisés dans les mêmes conditions.
Dûment formés et facilement identifiables grâce à leurs badges officiels et leurs gilets de travail, ces agents utilisent une application numérique spécialement développée pour collecter les informations nécessaires à l’enregistrement. Les données recueillies sont envoyées vers le GUCE pour le traitement du statut de chaque formalisé.
Après avoir été enregistrés, les formalisés auront accès à la couverture santé universelle, à la protection sociale, à la formation professionnelle ainsi qu’à un accompagnement pour l’obtention de crédits.
Convaincu de l’importance de ladite mission, le bourgmestre de la commune de N’Djili, Papy Mbumba Ngaliema, a été la première personne à recevoir les civilités de la délégation du Ministère de l’Économie nationale qui chapeaute cette campagne de pré-enregistrement pour la formalisation.
À cette occasion, il a relayé le message de sensibilisation en faveur de ses administrés : « Je remercie le gouvernement de la République démocratique du Congo pour cette belle initiative
entamée pour valoriser les petits commerces dans notre pays. C’est ainsi que je lance un appel à la population n’djiloise. Tous ceux qui sont dans le petit commerce : les vendeuses de pain, de makala, de légumes et autres produits à la criée ; tout ce que nous désignons par commerce informel, je vous demande de recevoir les agents de service de l’État du Ministère de l’Économie nationale qui sont là pour vous enregistrer ».
Et d’ajouter : « Cette opération veut dire Mibimisa po osungama, entendez: faites-vous enregistrer pour bénéficier de l’aide de l’État). C’est alors qu’on verra comment l’État congolais, sous l’impulsion du Chef de l’État, va vous accompagner, vous renforcer dans vos commerces et vous venir en aide afin que vous ayez accès aux banques, obteniez des crédits et développiez vos activités ».
Sur le terrain, la première cible des enquêteurs a été le marché Mangobo, situé au quartier 2 de la commune de N’Djili. Ces derniers ont été accueillis favorablement, comme le témoigne Odette K., vendeuse au marché.
« Je suis contente puisque les agents du ministère sont venus chez nous au marché Mangobo pour qu’ils nous connaissent et que l’État aussi puisse nous connaître afin de nous venir en aide et nous assister. Ce sera une bonne chose pour nous. C’est pourquoi, j’exhorte tous ceux qui n’ont pas encore vu passer les agents de l’Économie à être patients. Ils y passeront. Ceci dit, je les exhorte à bien les recevoir et à leur faciliter la tâche, étant donné que l’État veut réellement nous aider à sortir de l’informel », a insisté cette vendeuse.
La seconde étape a été celle du déploiement de la délégation dans la commune de Masina. Après les civilités qui lui ont été présentées, très enthousiaste, le numéro un de cette commune, le bourgmestre Joseph Shiku Katumba, a également lancé un message aux acteurs à formaliser dans sa commune.
« Mon seul mot, c’est la joie. C’est pourquoi nous remercions le Chef de l’État, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi, qui veut que sa population vive et développe ses activités dans la paix. Aujourd’hui que les agents du Ministère de l’Économie nationale sont venus formaliser ceux qui sont dans l’informel, je ne peux que leur apporter mon concours. Ils sont là sur le terrain pour sensibiliser afin que désormais, vous exerciez vos activités en toute quiétude. Mais cela doit se faire en communion, pour qu’ensemble, nous arrivions à développer la municipalité de Masina. Si vous voyez les agents du Ministère de l’Économie nationale dans votre environnement, approchez-vous d’eux ; écoutez-les attentivement pour qu’ils répondent le mieux à vos préoccupations ; ils ne sont pas venus vous déranger », a précisé le bourgmestre de Masina.
Cette activité est désormais pérenne. La première phase, lancée à Limete, se poursuit.
C’est pourquoi le Ministère invite tous les opérateurs de l’économie informelle à se présenter aux enquêteurs munis de leur pièce d’identité. À la fin du processus, une photo de profil sera prise par l’enquêteur, étape indispensable pour l’obtention de l’attestation délivrée par le Guichet Unique de Création d’Entreprise (GUCE).
Le Ministère encourage tous les acteurs concernés à participer activement à cette campagne, qui constitue une étape majeure pour le renforcement de l’économie nationale.
Mutuma Kuamba