Spécial Briefing Presse conjoint sur les enjeux du IXᵉ Sommet de la CIRGL

Congo Nouveau
6 Min Read

Le Ministre de la Communication et Médias, Porte-Parole du Gouvernement, Patrick MUYAYA KATEMBWE, et son collègue de l’Intégration régionale, Floribert ANZULUNI ISILOKETSHI, ont conjointement animé, ce lundi 17 novembre 2025, un Special Briefing Presse au Studio Maman Angebi de la RTNC.

Thème central : « Enjeux de la tenue à Kinshasa du IXᵉ Sommet des Chefs d’État de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) ».

Dans son mot d’introduction, le Ministre de l’Intégration régionale a rappelé que, le samedi 15 novembre dernier, la République Démocratique du Congo a abrité le Neuvième Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL). Au cours de ces assises, le Chef de l’État a reçu le mandat de diriger l’organisation pendant deux ans. Quant au Ministre en charge de l’Intégration régionale, il préside désormais le Comité interministériel régional pour un mandat également de deux ans.

Le dernier sommet ordinaire de la CIRGL remontait à 2020. Cette nouvelle rencontre offrait ainsi aux Chefs d’État et de Gouvernement l’occasion de faire le point de la situation dans la région des Grands Lacs et de définir de nouvelles orientations pour le fonctionnement de l’organisation.

Pour rappel, la CIRGL est une institution régionale mise en place comme mécanisme de suivi des engagements contenus dans le Pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement dans la région des Grands Lacs, signé le 15 décembre 2006. Ce Pacte vise à créer les conditions favorables, d’une part, à la fin des cycles récurrents de conflits armés qui déstabilisent la région et, d’autre part, à une intégration économique régionale, gage d’une paix durable.

Les dix États membres ont souscrit à une série de protocoles et à cinq programmes d’actions. Parmi ces protocoles figurent notamment :
– le Protocole de non-agression et de défense mutuelle ;
– le Protocole sur la démocratie et la bonne gouvernance ;
– le Protocole sur la coopération judiciaire ;
– le Protocole sur la prévention et la répression du crime de génocide, des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et de toute forme de discrimination ;
– le Protocole sur la lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles ;
– le Protocole sur la zone spécifique de reconstruction et de développement ;
– le Protocole sur la prévention et la répression de la violence sexuelle à l’égard des femmes et des enfants ;
– le Protocole sur la protection et l’assistance aux personnes déplacées ;
– le Protocole sur les droits à la propriété des rapatriés ;
– le Protocole sur la gestion de l’information et de la communication.

Quant aux cinq programmes d’actions, ils couvrent : la paix et la sécurité ; la démocratie et la bonne gouvernance ; le développement économique et l’intégration régionale ; les questions humanitaires, sociales et environnementales ; ainsi que le genre, les femmes et les enfants.

Le Ministre Floribert ANZULUNI a également précisé que le Rwanda a été officiellement invité, par les voies diplomatiques, à participer à ce sommet dont il est membre.

Déclaration de Kinshasa

À l’issue du sommet, une déclaration finale a été adoptée par l’ensemble des États présents. L’un des éléments majeurs de ce document concerne la question de l’agression contre la RDC, rappelée dans le Protocole de non-agression et de défense mutuelle. La déclaration stipule notamment :

« Nous appelons les États membres à continuer de soutenir le processus de paix en RDC, mais surtout à exiger le retrait sans délai du territoire congolais des troupes du pays agresseur, conformément à la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies », ont insisté les 11 pays signataires.

Pour le Ministre Anzuluni, la valeur ajoutée de cette Déclaration finale réside dans la reconnaissance officielle et très explicite du Rwanda comme « agresseur » de la République Démocratique du Congo.

Il convient de souligner que, contrairement à d’autres organisations régionales, la CIRGL réunit en son sein l’ensemble des pays africains directement ou indirectement impliqués dans les conflits armés qui affectent l’Est de la RDC.

La présidence de l’organisation confiée à la RDC traduit donc la confiance placée par les autres États membres dans le leadership du pays.

La CIRGL comprend douze États membres : la République d’Angola, la République du Burundi, la République du Kenya, la République d’Ouganda, la République centrafricaine, la République du Congo, la République Démocratique du Congo, la République Unie de Tanzanie, la République du Rwanda, la République du Soudan, la République du Soudan du Sud et la République de Zambie.

Share This Article
Leave a Comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *